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I'm not a piece of cake for you to just discard ♰ Barbe Bleue

Judas IscarioteWho's side am I on ?
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Double Compte : Charles Dickens
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Mer 28 Juin - 21:24
I'm not a piece of cake for you to just discard
While you walk away with the frosting of my heart
So I'm taking back what's mine, you'll miss
The slice of heaven that I gave to you last night
C'était peut-être le temps qui te rendait maussade. La pluie paraissait sans fin, alors que la caresse du soleil sur ta peau te manquait de plus en plus. Tu te retrouvais souvent distrait à regarder par la fenêtre ces gouttes qui, si elles ne t'avaient jamais empêché de sortir, rendaient ces moments bien moins agréables. On te surprenait même à rêvasser au travail, sans que quiconque n'ose réellement te déranger. Tu étais habituellement si assidu et si habitué aux heures supplémentaires que personne ne t'aurait blâmé pour de courtes pauses de temps à autre.

C'était peut-être le manque de sommeil ou de pêche. Tu avais fait de nombreuses fermetures cette semaine là, et tout le monde savait que tu profitais souvent d'une chambre de libre pour ne pas avoir à faire le trajet jusqu'à la villa, principalement car ce système avait l'avantage de te permettre d'être déjà au travail dès l'ouverture. Cependant les occupants de ces derniers jours étaient connus pour le niveau sonore que pouvait atteindre leurs ébats, ce qui ne t'avait évidemment pas échappé.

C'étaient peut-être les clients qui te mettaient de mauvaise humeur. Ils te sollicitaient davantage depuis quelques jours. Même si tu servais à l'auberge depuis quelques années déjà, tu prenais doucement conscience qu'il existait des préférences et que tu attirais de nombreux client. Cette réalisation s'accompagnait de son lot de remise en question, et la sensation étrange qui te prenait en comprenant que cela n'allait jamais plus loin qu'une attirance envers ce corps que toi-même tu avais du mal à accepter.

C'était dans ce cadre étrange qu'un homme était venu à ta rencontre. Il t'avait proposé, à toi, de danser loin de cette ambiance alcoolisée. Tu avais mis du temps à saisir qu'il s'agissait d'une démarche purement artistique tant ce domaine t'était inconnu, mais tu te sentis étrangement flatté par cette façon d'approcher ta passion. Tu avais donc conservé sa carte, demandant qu'il te laisse une journée pour y réfléchir. Une journée au terme de laquelle tu avais fini par accéder à sa requête sans en parler autour de toi. Vous vous étiez arrangés entre vous, sans passer par Jack. C'était intentionnel de ta part après tout.

Il était cette chose qui te pesait le plus sur le cœur, ce détail dont tu n'arrivais pas à te détacher. Depuis qu'il était arrivé dans ta vie, il régnait sur elle, gérant le moindre détail. S'il se comportait comme un père qui te couvait beaucoup trop, tu avais également accepté cette situation, t'y résignant parce que tu souffrais d'une maladie dont il était extrêmement difficile de se remettre lorsque l'on demeurait collés l'un à l'autre à longueur de journées. Un fichu coup de foudre qui aspirait peu à peu ton énergie. À voir ses amants défiler, tu avais senti la jalousie grignoter tes entrailles. Combien de fois étais-tu rentré sur le spectacle de ses ébats, sans même qu'il tire les rideaux de sa chambre, voire qu'il squatte le canapé ? Combien de fois étais-tu allé dans son bureau récupérer la la comptabilité pour y trouver un blondinet nu étalé sur les dossiers dont tu avais besoin ?

Au-delà de la sensation d'être apprécié à ta juste valeur, tu avais envie d'une forme d'indépendance. Tu te demandais comment il allait réagir s'il l'apprenait, s'il l'aurait accepté ou au contraire, s'il l'aurait vu comme une trahison. La seconde option t'inquiétait davantage, mais au fond de toi, tu avais envie de lui faire mal, ou plutôt de le faire chier. Tu te dédiais à lui. Tu suais dans son auberge jusqu'à l'épuisement et briquais son immense villa sans broncher. S'il n'était pas à toi, il n'avait aucune raison d'exiger que tu sois à lui.

Tu avais pris congé en prétendant que tu allais passer la soirée avec Nahash et d'autres connaissances, rien d'autre.

Tu étais rentré à la villa aux petites heures ce soir là, et les jours qui suivirent furent un peu différent. Tu te détachais un peu plus de Jack. Tu parlais davantage aux clients, notamment ceux que tu reconnaissais de cette fameuse soirée. Sûrement avais-tu attiré de nouveaux habitués, mais pour la première fois tu étais ravi de l'attention que l'on te portait. Tu avais confiance en toi, et ce changement ne passait pas inaperçu. Tes mouvements semblaient moins timides, plus disposés à séduire ton audience qu'auparavant.

Tu souriais aux bavardages qui te concernaient, sans plus te soucier de la possibilité que Barbe Bleue l'apprenne. Il n'allait pas en mourir, ni faire un plat d'une petite danse. Les collègues auprès desquels tu en avais discuté n'étaient pas de ton avis, et tu espérais simplement que la peste qui avait surpris cette conversation à la pause n'allait pas vendre la mèche à ton cher patron. Rentrant de ton côté bien avant Jack, tu avais commencé à laver tes tenues de danse. Il t'en avait offert certaines que tu ne lavais qu'à la main afin d'être certain de ne pas les endommager.
©junne.
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Barbe BleueLes chèvres seraient toutes docteur
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Sam 1 Juil - 0:27

 

 
I'm not a piece of

cake for you to

just discard
ft. Juju le Bichon.

 

Bibiche aujourd’hui, il avait décidé qu’il allait niquer des mères. Mais pas genre la mère de tout le monde normal genre viens ici pétasse tu vas en prendre plein le boule. Nan, nan, c’était trop facile ça, fallait peser dans le game quand même. Fallait genre poser ses burnes sur la table pour que ça fasse blblbl et que le Kraken impressionne tout le monde -pas l’type qui faisait la vaisselle, il était trop chou celui-là, mais on parlait bien ici des bourses du con qui se prenait pour un pirate- mais c’était aussi possible aussi de les poser sur le nez d’un mec pour que ça fasse un dindon. Déjà c’était genre faire un animal sans aller au zoo donc c’était gratuit, et en plus c’était carrément méga trop drôle. Mais bref, c’était trop pas le sujet et puis toute façon les dindons c’était comme les autruches et toutes les saloperies de bordel à plumes, c’était marrant dans le ciel parce que ça faisait des bruits chelou (KWAK KWAK TOI-MÊME TÊTE DE HARENG SUCÉ) mais en vrai c’était quand même vachement moins cool quand ça décidait d’avoir la trouille du siècle au point d’te chier sur les pompes. Et y’avait un certain pirate à la tronche bleu qui avait genre méga marre de sa passer sa life au pressing -et en plus il y comprenait quedal à cette merde- parce qu’un piaf était venu se lâcher sur son manteau. GENRE SON MANTEAU DE PIRATE ! Ptn, ça méritait d’aller au resto juste pour bouffer tous les bordel avec des ailes du coin. Pas comme si Jacky avait pas l’appétit pour hein, les deux mètres de muscles fallait bien les nourrir.

En gros quand le tout bleu il était entré dans l’Auberge ce jour-là, tout le monde savait que ça allait chier grave. Mais pas genre chier comme quand t’avais mangé trop de fayot, nan, c’était pour les faibles petits trous du cul ça. Nan là ce qui allait sortir, valait clairement mieux pas passer après parce que putain ça allait rafler des nasaux. En gros, Bibiche, il était pas content. Mais pas “pas content” comme dans “t’as une tronche de constipé prends un truc parce que tu vas exploser du con”, non, “pas content” dans le genre “le premier qui m’empêche de marcher en ligne droite parce que j’fais faire CLAC à mes talons de façon méga vénère et en ligne droite steuplé c’est vachement plus impressionnant, bah je lui racle la tronche avec les dents et je lui fait bouffer ses pieds par les narines”. Bref y’avait des jours avec, et puis y’avait des jours Jacky avait entendu un mec se la péter comme quoi il avait payé le Bichon pour qu’il vienne danser sur ses tables à lui, et pas celles de l’Auberge. Genre Bichon, le saint des saints Bichons, le Dieu des teckels nain, il avait été montrer son nombril contre du fric à un autre mec. Sans déconner, c’était pas la goutte d’eau qui faisait déborder le vase, c’était Moïse qui avait mal calculé son coup et qui avait “oops j’ai glissé chef” dans la flotte façon blague chelou de sitcom à la con. Ça allait chier des bulles, et pas de celles qu’on pouvait trouver en ville, nop. Ça c’était ce connard de Maire qui s’amusait à faire croire aux plus cons qu’il y avait de la binouze en ville. Devinez qui s’était jeté dedans la tronche la première avant de calculer que la bière, ça a pas un goût aussi dégueulasse ? Bah toujours le même.

Donc en rentrant à la villa, manquait plus que les éclairs et les petits nuages trop pas content au dessus la tronche de Bibiche. Le mec il donnait juste l’impression qu’il avait bouffé un poisson pas frais, ou qu’il s’était peut-être fait bifler par un poisson pas frais, ou qu’éventuellement le poisson pas frais avait insulté toute sa famille. Bon ok ça, Jacky il s’en foutait parce qu’en vrai il avait pas de familles et du coup il pouvait aller niquer des mères mais personne pour niquer la siennes. Ptn, il niquait trop le game le mec en vrai, et du coup il avait eu une petite pointe de fierté en rentrant chez lui. Mais genre une demi seconde, parce que d’un coup ça avait senti la lessive et Bibiche il avait bien compris que Bichon il était à la maison. Bichon il allait apprendre à voler par les fenêtres parce que le pirate il était trop pas content. C’était genre la trahison du siècle façon connasse blonde dans les films américains qui se fait piquer son mec par la geek de service à lunettes. Bon, ok, Bichon il aurait pu être chou avec des lunettes mais en fait c’était genre pas du tout le problème ici. Le problème c’était que ça allait grave gueuler.

— BICHON. RAMÈNE TON CUL ICI FAUT QUE J’TE CAUSE.

Jacky pas content.

 
© Jibunnie pour  Epicode
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Judas IscarioteWho's side am I on ?
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Sam 1 Juil - 20:17
I'm not a piece of cake for you to just discard
While you walk away with the frosting of my heart
So I'm taking back what's mine, you'll miss
The slice of heaven that I gave to you last night
Il n'était pas bien compliqué de connaître l'humeur de Jack avant même de l'avoir vu. Les claquements de porte s'étaient fait symphonie à tes oreilles, te renseignant sur son état d'esprit et variant d'intensité selon ce qu'il ressentait. Si tu avais accouru les premières semaines, tu ne te pressais plus désormais. Lorsque ses pas se dirigeaient vers la cuisine, il s'emparait bien souvent d'une bouteille de rhum suite à une déception amoureuse. Lorsque tu l'entendais s'éloigner à l'autre bout de la villa, il allait taper dans des sacs pour évacuer sa rage. Tu étais parvenu à trouver une certaine logique dans le désordre de ses comportements, une logique rassurante qui, couplée au ménage, avait fini par dissiper le stress de son côté changeant. Une adaptation bienvenue qui se révélait à nouveau utile aujourd'hui, puisque tu relevas à peine le nez de la tâche à laquelle tu te consacrais. Tout du moins, jusqu'à ce qu'il hurle ton nom. Tu lui répondis poliment d'attendre quelques minutes, parce que tu refusais de laisser tremper sans surveillance un cadeau qu'il t'avait fait. Tu ne traînas pas bien longtemps pour autant. Juste ce qu'il fallait pour déposer ta tenue pour qu'elle sèche et vérifier qu'aucun chat ne traînait à l'intérieur de la pièce avant de la verrouiller.

Tu avais rejoint le salon, constatant directement l'ampleur des dégâts. Tes cheveux étaient lâchés, ce qui indiquait souvent que tu les avais enduit d'un soin à l'huile en prévision d'un bon bain, et tes paupières étaient démaquillées. Tu n'avais pas envie de bouger et, si ce n'avait pas été Jack qui voulait te voir, tu aurais probablement envoyé chier celui qui interrompait ta soirée détente et détergent. Un de tes sourcils se haussa face à l'expression tordue par la colère de ton patron, bien loin d'imaginer que cela pouvait te concerner. Comment aurait-il pu apprendre quoi que ce soit de tes agissements ? Il n'avait après tout jamais semblé remarquer ou tenir compte de tes escapades nocturnes, alors il n'allait certainement pas s'amuser à te fliquer, tout à coup, lorsque tu prétendais aller voir ton meilleur ami. Puis, qu'est-ce que tout cela aurait pu lui faire ? Les conséquences de ta décision n'étaient que bénéfiques puisque tu avais amené de nouveaux clients. Cependant, tu ne flanchas pas d'un poil, conservant ton calme légendaire. Certains de tes collègues aimaient plaisanter en disant que tu avais bien mérité l'appellation de Saint.

« Mon cul est là, qu'est-ce qu'il y a ? »

Tu étais pudique, mais tu savais qu'habituellement un peu d'autodérision ou d'écart de langage permettait de faire descendre Jack en pression, ce qui n'était pas du luxe vu à quel point tu le sentais tendu. Sans lui laisser le temps de répondre, tu continuas avec la seule possibilité qui te traversait la tête sur le coup.

« Si quelqu'un a encore fait le coup de ne pas se pointer pour bosser, je peux retourner à l'auberge immédiatement, et même le remplacer le temps que tu embauches quelqu'un d'autre. C'est pas un soucis tu sais Jack. »

Ce n'était pas comme si tu n'étais pas abonné aux heures supplémentaires. L'avantage, c'était que Barbe Bleue pouvait bien ramener qui il voulait à la maison que cela ne te concernait plus. Fallait dire que t'en avais un peu ras les babouches de servir le jus d'orange frais au lit à des salopes blondes qui criaient jusqu'à quatre heure du mat comme des poulets qu'on égorge, surtout que tu en reconnaissais certaines qui n'étaient, à ton humble avis, pas des hommes de ménages bossant de nuit à l'Apothéose.

Par réflexe, tu te postas dos à la porte-fenêtre qui donnait sur l'extérieur de la villa, les bras le long du corps. Tu ne te sentais pas menacé, loin de là, mais tu réagissais toujours de cette façon lorsque quelqu'un se présentait à toi en hurlant. Trop sur la défensive ? Pas vraiment, peut-être l'interprétait-on de cette façon, mais tu voulais avant tout pouvoir fuir une discussion susceptible de virer à la confrontation. Tu n'étais pas aussi paisible et pacifique que tu l'avais laissé paraître et ta mauvaise humeur ne risquait pas d'arranger les choses si Jack te poussait à bout. Il était là le problème des sentiments, ils prenaient le contrôle et foutaient le bordel dans l'esprit des gens les plus raisonnables, pour peu que ceux-ci consentent à se laisser affaiblir.


©junne.
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